Date
25 novembre 2022 - 31 décembre 2022
Horaires
00:00 - 00:00
Localisation
Espace Roger-Broncy
In culture

Le vernissage : vendredi 25 novembre à partir de 17h45 suivi par un conte de Kamel Guennoun.

 

Le titre : “ Je chasse sur mon ancre”

Une installation en dialogue étroit avec l’histoire personnelle de l’artiste et la proximité d’un port,  sous la forme de dessins: écriture d’herbe et de branches, de textes, de pièces sculptées modelées en faïence terre mêlée, grès et porcelaine, évocation d’une cartographie imaginaire,  entre univers maritime et souvenirs d’enfance.

« Artiste et fille de marin, j’ai forgé mon regard à l’attente. J’ai grandi au jardin, comme on reste à quai en scrutant l’horizon, observant ce presque rien qui dessine et décide. J’ai labouré la terre à la lettre. J’ai conjugué l’absence, conjuré l’attente aux entrelacs de ronces, à l’éclat d’une feuille, au dessin des branches… »

Depuis plusieurs années, Violaine Laveaux développe une réflexion sur notre relation à l’univers, au cosmos en explorant les essences fondamentales telles que le minéral, le végétal, l’animal, et le monde astral. Son œuvre est intimiste, ses moyens sont simples. Sa pratique est plurielle : dessins, (encre de chine et talc), photographies, sculptures.

Grès, faïence, porcelaine font partie de ses matériaux de prédilection. Elle aime le rapport au temps et à la matière qui s’instaure dans le travail de la terre, ses exigences et ses contraintes. Ses pièces sont faites de matériaux récoltés (branches, brindilles, herbes) et d’éléments naturels (pigments, encres, cire, talc, charbon, paraffine) qui lui procurent cette liberté d’écriture ou dessins et signes ne font qu’un. Elle y déroule le fil d’Ariane d’une petite cosmogonie, des mémoires d’enfance entre mythologie et contes, et dresse un inventaire qui s’apparente à une cartographie poétique où les objets/monde, figures archétypales et universelles, formes récurrentes dans sa démarche trouvent naturellement leur place.

Bols, clefs, sandales, chaussures, mains, gants, graines, cuillères, oiseaux…, ces objets/signe qui tissent entre eux des liens invisibles constituent depuis plusieurs années sa grammaire de formes. Elle en étudie les textures, les volumes, les contrastes et les densités.

En puisant dans le registre des formes et récits mythologiques que nous offrent les figures des constellations et plus particulièrement les figures animales ambivalentes telles que le loup, l’ours et le corbeau, divinisées ou diabolisées selon les cultures, elle a fait du ciel un creuset fertile, source et prétexte à la fois, pour décliner un travail de dessin, volume, dans l’espace, au mur, au sol, en liaison avec la configuration architecturale et parfois historique du lieu, et créer des espaces entre chien et loup, entre ciel et terre, oniriques et suspendus.

Chaque installation est construite pour le lieu même.

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